Climax ?

 

Bois peint, 5m x 8m, 2008 (version 1), métal peint, 5m x 8m, 2009 (version 2), collection du Château d’Arsac-Philippe Raoux.

Expositions Hortus incertum, Lieu d ‘art À suivre, Bordeaux, Lignes et courbes, Château de Villandraut, Grandeur nature, Château de Pujols, Natura naturata, Jardin botanique de Bordeaux (version 1), Hortus incertum II, Winery-Philippe Raoux, Arsac (version 2).

Tout jardin révèle quelque chose de notre rapport au monde et plus spécifiquement à la nature. Il porte un désir d’osmose avec notre environnement et à la fois une intention artistique. Mon intérêt pour les jardins suit deux directions, souvent opposées (contraindre la nature ou la laisser s’exprimer) : d’une part les jardins historiques (des XVIe et XVIIe siècles, en France et en Italie) où ordre et maîtrise dominent, d’autre part les jardins naturels actuels, tels que les « jardins en mouvement » développés par le paysagiste Gilles Clément, ou encore la friche et sa biodiversité.

Pour le projet Hortus incertum (« jardin irrégulier »), la référence principale est celle du jardin classique, dit « à la française » et aussi celle du jardin italien du XVIIe siècle.
Ce qui m’intéresse principalement dans ces jardins, c’est qu’ils réunissaient tous les arts et qu’ils sollicitaient tous les sens, ainsi que notre imaginaire et notre capacité à nous émouvoir : ils requièrent une sorte de « présence totale ». De manière simple, j’en ai retenu certains principes de déambulation et de déplacement des points de vue.
Climax ? interroge notre désir de contrôler et de figer la nature dans des formes artificielles. Des équilibres naturels on passe alors aux équilibres d’une composition et au sentiment d’harmonie. Mais à quoi ce sentiment tient-il ? L’apparente fragilité de certaines pièces et de leur agencement laisse imaginer un désordre imminent.

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